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Focus LAB 1 : Northern Electronics

Northern Electronics
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Le 28 janvier des drakkars viennent s’échouer sur la Machine du Moulin Rouge.

L’écurie Northern Electronics débarque à Paris. Il est temps de faire l’éloge d’un label éponyme de l’ambiant. A la tête de celui-ci, basé en Suède, Abdulla Rashim, artiste passionné, qui avait déjà fondé son propre label « Abdulla Rashim Records ». Fini les blagues, en 2013 il sort « Misantropen » avec Varg leur premier EP.

Le format n’est pas laissé au hasard, le travail des nappes est dantesque. C’est une ode aux espaces vides, aux cavernes et aux montages pluvieuses. L’EP sonne comme une liturgie. Les titres des chansons sont cités, il parle de voyage, de région, d’hiver rude mais aussi de transe, et de conjuration.

En effet lors d’une interview en 2015, Abdulla qualifie la deep techno de libératrice. À l’écoute on se sent plus léger, la miséricorde analogique a frappé. Ce premier EP marque le début d’une véritable épopée. Les disques s’enchaînent, le label est un succès, SOLD OUT deviennent les tristes mots de leur page bandcamp.

Northern Electronics signent plusieurs autres artistes pour compléter la pléthore ambiante qui déferle sur la sphère électronique.

Ils lancent quelques K7 de drone sous Blodörn, des projets New wave : Född Död, SARS, ambiant (DÅRFDHS), et industriels avec Lundin Oil.

L’importance de ce label provient de la nécessité de la mélancolie a mon sens dans la techno. A contre courant de ce que l’on peut entendre de nos jours dans nos chères warehouses anglaises et françaises. Cette vague de deep techno représente une bouffée d’air si précieuse lorsqu’un kick claustrophobique nous envahit un peu trop.

Northern Electronics communiquent très peu sur leurs sorties: les K7 et les vinyles sont très vite vendus et il devient difficile de s’en procurer.

On remarque que beaucoup de leurs titres s’inspirent soit de la mythologie nordique soit d’une certaine recherche à l’extase. Le modulaire devient la pierre angulaire du trip scandinave. Une danse frénétique s’installe un rythme chamaniste lointain . C’est très proche de la façon dont Louisahhh et Robert Hood caractérisent la musique électronique et ses messes des vendredis et samedis soirs.

A-t-on besoin d’une dimension mystique pour écouter de la techno ?  Assurément non.

Cependant Northern Electronics c’est la catharsis du 21e siècles.

Courrez à la Machine du Moulin Rouge vendredi soir, vous en ressortirez baptisés.

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Antonin Verhulst

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