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Soirée Azi Chuicho // Rencontre avec Puffin et Col. J

Electronic Feeling
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Amateurs de soirée tardive, jusqu’au bout de la nuit, promettant une jolie grasse matinée le lendemain, rendez vous le 7 avril au B75 pour la deuxième édition de Azi Chuicho. On retrouvera sur scène les artistes Puffin, Col. J, Duvi, le Beat qui Nique et Camille RV.
Pour cette occasion, nous nous sommes rendus au domicile de Puffin pour une interview commune avec Col. J. Rendez-vous dans un pavillon discret de banlieue parisienne, où les basses résonnent à travers la fenêtre. Poster de Super Mario au mur, photos de Dylan au dessus du lit, portraits de Keith Richard tout sourire. Discussion au cœur du QG de Puffin, dans sa chambre transformée en home-studio. Retour sur leur musique, la création d’Electronic Feeling et la soirée Azi Chuicho…

1. Pour commencer avec toi Puffin, en tant que président de l’association, peux-tu nous parler d’Electronic Feeling ?

Puffin : On a lancé le projet il y a deux ans et demi. A la base, on avait pour idée de réunir des potes, des gens qui kiffent la musique, pour un projet professionnel. On était en fin d’études, alors j’ai senti qu’on était capable de réunir nos compétences pour mieux les exploiter.
C’est d’abord des spécialistes de la vidéo qui nous on rejoint. On est allé filmer du live en multi-cam’ et très vite la musique électronique s’est imposée d’elle-même et nous a rassemblés.

2. A quel moment avez-vous commencé à aborder la question des artistes en live ?

Puffin : L’idée m’est venue en regardant les vidéo de la chaîne de Resident Advisor.
 J’ai été super impressionné en voyant les lives de Nils Frahm ou de KiNK et j’ai commencé à chercher des artistes qui montaient leur live. J’ai rencontré Col. J, on a mis en place un live multi-cam’ et lorsque je l’ai entendu jouer avec ses différentes machines je me suis mis en tête d’intégrer une partie live à Electronic Feeling. Parce que c’est là que la musique est la plus spontanée, c’est totalement différent de la production devant un ordinateur. Tout peut avancer très vite une fois que le set-up correspond. En repartant de chez lui, je me suis aussi décidé à acheter des machines et jouer en live !

Via Col. J, on a été en contact avec DKO Records, on a filmé Pieuvre puis Secret Value Orchestra. C’étaient des grosses productions et ça nous a donné pas mal de travail. En parallèle, une partie de l’équipe s’est mise à faire des after-movies, des teasers, des reports… On a diversifié notre contenu vidéo pour être à la fois média et prestataires vidéo.

On s’est lancé vers des projets événementiels et on a organisé la fête de la musique 2016 sur les quais de Seine à Courbevoie. On a réuni un plateau avec Mom’s et Dansons Paris et j’ai lancé les hostilités avec un set.

Maintenant, on cherche à développer un aspect label pour Electronic Feeling, pour que l’on puisse soutenir nos sorties.

 

3. Quelles sont vos influences musicales ? Qu’est-ce que vous a amené à la musique électronique ?

Puffin : Quand tu composes sur ordinateur, en général tu te lances sur un projet hip-hop ou house / techno. Ce sont des styles qui permettent d’exploiter la casquette d’homme orchestre. Mes parents écoutaient du rock 60’s / 70’s, moi j’ai découvert par la suite le hip-hop… On a baigné dans pas mal de styles. Sur scène, ça permet de faire des clins d’œil avec des samples !

Col J. : Moi j’écoute tous les styles, la musique de plusieurs horizons. Mais ce qui m’importe le plus, c’est le groove. C’est ça que j’essaye de reproduire sur scène. C’est la recherche du groove qui m’a donné envie de produire mes morceaux et de jouer en live.

4. Comment préparez-vous vos lives ?



Col J. : Déjà, la condition base, c’est de s’entraîner plusieurs heures pour reproduire sur scène ce que l’on veut. Il faut diminuer le stress un maximum, éviter de se mettre la pression et être prêt à tout. Car avec toutes ces vieilles machines, on n’est jamais à l’abri d’un dysfonctionnement… Aujourd’hui j’arrive à maîtriser mon stress. Depuis 2014, j’ai eu le temps de faire plusieurs scènes et j’essaye de reproduire ce que je joue à mes potes devant un public d’inconnus. Je cherche bien sûr à faire évoluer constamment mon live, par exemple en ce moment, je travaille avec une chanteuse pour qu’elle m’accompagne sur scène sur l’un de mes morceaux. Elle sera présente le 7 avril au B75 pour une première.

Puffin : En général, j’arrive sur scène avec la moitié de mes rythmiques de drums (percussions) enregistrées. Le reste, je le joue en live. Selon l’ambiance de mes tracks, la partie improvisée en drum est adaptée. Ma première date était seulement en novembre dernier… Au début je restais sur ce que j’avais préparé, mais avec la puissance des machines en live, on a tendance à arranger nos morceaux pour que ça bouge plus, ce qui les rend plus énervés. C’est la force du live ! Et même si je n’arrive pas encore à décoller la tête de mes machines, j’essaye de plus en plus de partager avec la foule.

5. Comment établissez-vous la setlist ?

Puffin : On réfléchit principalement à une cohésion d’un point de vue tempo. Par nature, les musiques avec un BPM plus lent auront tendance à être choisies pour le début du concert. Après, il ne faut pas oublier qu’il faut aussi garder un fil conducteur entre l’univers des morceaux. La transition peut se faire avec un instrument commun sur les deux sons par exemple. L’idée principale c’est de faire voyager à différents endroits sans qu’il ne s’en rende forcément compte.

Col. J : Moi je construis en fonction du public ou de mes potes dans la salle. Si je vois que j’arrive à les faire danser, je les observe et je continue de construire mon morceau sur les recettes qui les touchent. Il y a toujours un début où tu assembles toutes les drums, puis les synthés… Il y a une base solide qui est prête avant le concert, mais c’est sur les arrangements que l’on joue en live. En tout cas, le plus important est de bien gérer les parties rythmiques.

6. Aymeric (organisateur de la soirée), est-ce que tu peux nous parler du concept des soirées Azi Chuicho ?

Aymeric : Azi Chuicho c’est avant tout la rencontre avec Gabriel (aka le Beat qui Nique), mon ancien colocataire à Nantes. On a appris à se connaître comme ça et moi en parallèle j’avais mon association Wanky Beats avec laquelle j’organisais des soirées house / techno et bass music. De son côté, Gabriel a commencé à organiser ses propres évènements à Nantes avec Equinox Sound. Aujourd’hui je suis à Paris et on a tous les deux décidés de monter nos propres events dans la capitale pour continuer de faire la fête ensemble !

7. C’est quoi le principe de la prochaine soirée ?

Aymeric : L’idée, c’est de mettre en avant les artistes qu’on aime. Construire de A à Z la programmation c’est vraiment notre plaisir. On veut que nos soirées soient un grand moment de partage, où l’on voit nos amis danser et où l’on peut se mêler avec le public. Puffin, je l’ai découvert sur une vidéo qui avait été partagée sur le groupe Facebook Chineurs de house. Par la suite j’ai connu Electronic Feeling et j’ai rapidement adhéré à l’identité musicale de Col. J. C’est donc un réel plaisir de pouvoir travailler avec eux !

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Antoine Roché

Enfant des années 90, guitariste et étudiant en production musicale, c’est à travers mes articles que je vais vous faire partager ma passion pour l’univers de la musique, rempli de notes et de sentiments. Si le blues, le rock et le hip-hop sont mes domaines de prédilections, je reste néanmoins à l’écoute des différentes tendances du moment.

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