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Miami : Vice City en attendant le Rolling Loud

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Arrivé depuis à peine 24h. Pas, ou trop peu de sommeil, un vol de 16h, une escale sous la pluie islandaise et un Miami brillant de mille feux lors d’un atterrissage attendu. Pourtant, la Floride nous a déjà réservé un lot inestimable de surprises…

Difficile de connaître un plus bel accueil qu’en terres latines. Premières secondes dominicaines avec la découverte de la meilleure hôte Air BnB qui puisse exister. Tout juste le temps de claquer la porte de la voiture que deux canettes de bière, mexicaines cette fois, sont dégainées pour fêter mon arrivée. Rapide escapade nocturne dans downtown pour observer les buildings éclairés, les palmiers omniprésents et les préparatifs du Rolling Loud dans un Bayfront Park orné d’affiches du festival. Il est l’heure de déposer la valise au bercail.
Direction le bâtiment de deux étages à la frontière de Little Havana. Façade blanche, on accède aux portes vertes des appartements par des escaliers à l’extérieur. Ambiance palmiers, ça sent le cigare cubain et l’on s’imagine facilement voir débarquer une Cadillac rose, fauteuils léopard. 3 shots de cachaça plus tard, une clope tardive et une course poursuite entre 4×4 de police et moto, il est temps d’aller « dormir ». Il y a un peu de GTA Vice City aussi, finalement… Et ça fait du bien.

7:58. 4h de sommeil additionnées, ouverture des paupières.

7:58. 4h de sommeil additionnées, ouverture des paupières.
Objectif : enfiler le maillot de bain sur le sable blanc et devant l’eau turquoise de Miami Beach. Quelques bouffées d’une cigarette qui se veut décidément bien amère en discutant avec un retraité né en Colombie, qui a fait toute sa carrière en Pennsylvanie et qui t’annonce qu’il est prêt à voir la demie-finale de Champions’ League. Inutile de préciser que l’on parle de Real Madrid – Atletico Madrid. « Coneces James ? James Rodriguez ? »
On enfile le sac à dos, on claque la porte, on se dirige vers les immenses buildings qui se dessinent à l’horizon et on lâche les premières goûtes de sueur. La chaleur se veut bien matinale au Sud des Etats-Unis. C’est dans un élan aux largesses utopiques que se fait la traversée du pont de Venetian Causeway. 10 km à déballer devant une American Airlines Arena qui nous regarde d’un oeil moqueur. Miami Heat, on était pourtant prévenu.

Les bateaux aux coques brillantes commencent à apparaître, on déambule entre les (interminables) petits îles au milieu d’immenses propriétés où sont garées Maserati, Porsche, Ducati et autres sportives décapotables.

Miami Beach

Miami Beach. Ce que l’Amérique produit de mieux et de pire à la fois. Un centre commercial à ciel ouvert où se mélangent fast-food, boutiques de souvenirs, de vêtements et surtout une architecture atypique. Et puis, toujours, ces palmiers. 35$ pour une chaise longue et un parasol, 250$ pour un lit, des employés qui vous installent, qui peuvent vous apporter à boire, à manger. Des femmes aux allures de cougar, de strings aussi fins qu’un timbre, des familles, des pectoraux surdéveloppés, des tatouages, du Shakira, du Kendrick, le sosie de Jonah Hill, des gens sympas. Très sympas même. Le mélange de cet incroyable sable fin, chauffé à blanc, et de l’océan frappant sa houle turquoise est hypnotisant. Cet ensemble est plus subtil qu’il n’y parait. Miami Bitch.

Les épaules rougies et les jambes lourdes, on se la joue VIP devant les luxueux complexes hôteliers d’Ocean Drive et l’on commande un Uber pool pour défier les clinquantes Lamborghini. Pendant pas moins de 45 minutes, le chauffeur d’une soixantaine d’années, born and raised  à la Nouvelle-Orléans, se perd, peste contre cette putain d’application qui n’arrête pas de lui envoyer des demandes de courses qui lui font faire des demi-tours à longueur de journée. Voilà qu’il raconte ses anecdotes de voyage à Paris dans les années 60, … Le tout dans un anglais tout droit venu du Bayou dont il est impossible de décrypter plus d’un mot sur 10. Le blues, le jazz… Il ne reste plus que le hip-hop pour compléter la trinité sacrée. Sacrée Miami, tu nous réserves en plus le plus gros festival rap de tous les temps dans 3 jours. « The Gateway of the Americas » se veut hospitalière.

Trop hospitalière ?

Trop hospitalière ? Découverte du voisin de la porte d’à côté qui partage une chaise, une bière et sa soirée avec moi sur le porche à regarder la pluie chaude tomber. Il revient de voyage de San Francisco avec son ami qui justement arrive. Et les mains pleines. Il a ramené de son voyage des fioles d’huile de cannabis, légale en Californie, qui se fixent dans une cigarettes électronique. « Make America Great Again », comme dirait l’autre. So « Great Again » qu’ils me suggèrent de passer la nuit dans leur lit. REALLY ?! Il est 23:46. Je sortais tout juste de l’aéroport hier à cette même heure. Miami va vite, très vite. Le dépaysement est total, les Américains sont fascinants et l’heure du Rolling Loud approche.
Tony Montana a bien raison : « This is paradise, I’m tellin’ ya. This town like a great big pussy just waiting to get fucked. ». Il suffit juste d’avoir la langue bien pendue.

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Antoine Roché

Enfant des années 90, guitariste et étudiant en production musicale, c’est à travers mes articles que je vais vous faire partager ma passion pour l’univers de la musique, rempli de notes et de sentiments. Si le blues, le rock et le hip-hop sont mes domaines de prédilections, je reste néanmoins à l’écoute des différentes tendances du moment.

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