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Rolling Loud : Journée 2 – King Kendrick et les autres

Rolling Loud
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Et c’est reparti ! On se rend à midi devant les portes du Rolling Loud pour assister à la deuxième journée. Gros programme aujourd’hui : Joey Bada$$, Kendrick Lamar, Denzel Curry, Chief Keef, XXXtentation… Il va falloir être malin pour tenir jusqu’au soir: le soleil tape fort aujourd’hui et les 30 degrés sont déjà dépassés… Mais on est prêt, très prêt même, pour l’arriver de King Kendrick une fois la nuit tombée.

A peine le temps de se faire fouiller – et de voir mon paquet de cigarettes jeté à la poubelle car il est ouvert (!!!) – que je rencontre un groupe venu d’Austin. Tant pis, de toute façon je fais comme les Américains en ce moment, j’ai aussi arrêté l’utilisation du tabac…
Je ne connais pas spécialement les premiers noms de la journée, alors je me laisse guider par les amateurs de Dirty South. On commence avec la voix féminine de Key ! qui nous met tranquillement dans l’ambiance du festival. Sourire aux lèvres : je me suis fait des bons potes et je mesure vraiment la chance que j’ai d’être à Miami. Pas le temps de reprendre son souffle, Keith Ape débarque sur scène et les premièrs mosh pits se forment à 14h. Le public semble moins enclin à s’y jeter cependant, le soleil cogne et il faut préserver les organismes. Moins inconscients que la veille, nous allons nous mettre à l’ombre des palmiers et c’est une fois installés dans les hamacs que l’arôme des feuilles de cigares se déploie.

« You know what, I don’t care what time is it. Let’s do this shit ! »

On regarde de loin JAY IDK, on se fait bronzer les mollets et on fait un peu plus connaissance avec les homies du Texas. Allez, on se remet d’aplomb et on fonce voir Jazz Cartier ! Le rappeur nous dompte tous littéralement. Le troisième morceau n’a pas encore commencé qu’il se jette dans la foule. Il se fait porter jusqu’au milieu de la fosse et parvient à se mettre debout au dessus de nous. Nous sommes ses sujets, nous le portons au dessus de nos tête et il éclate un rap de 5 minutes comme un lion. Incroyable de classe et d’insolence. Immense approbation de tout le Rolling Loud. Jazz Cartier vient de nous rappeler l’ampleur du Rolling Loud et à quel point il ne faut pas sous-estimer les « petites » affiches.

« Wanna comme to Austin City Limits man ? It’s on October ! We got you, no charge for the place neither the weed yo »

On entend résonner Wififuneral de loin, le temps d’aller recharger les munitions en eau. Changement de scène, on va voir l’enfant d’Austin : Chief Keef. Impressionnant, il y a sur la deuxième scène autant de monde que pour Lil’ Wayne la veille. Le rappeur ne manque pas son rendez-vous et joue pendant plus d’une heure. Petit plaisir que de pouvoir partager ça avec des locaux !

Il est 19h, on retourne sur la grande scène et cette fois on n’en bouge plus. Il est temps de jouer placé et de marquer son territoire pour l’arrivée de King Kendrick. XXXtentation est malsain ! L’ancien tolard, même pas âgé de vingt-ans, fait claquer des beats plus sombres les uns que les autres. « Open ! Open ! Open ! Bring me in the middle ! Yo’ I wanna die in here ! ». Et le voilà pieds nus, t shirt arraché, au milieu d’un immense mosh-pit. Combattant le jeune rappeur. Grosse ambiance ! Tellement grosse que l’on voit sortir paniqués des gens se tenant par la main. Nez en sang, malaises, coups de chaud… Pas la peine d’aller s’aventurer plus prêt, il faut garder la santé pour Lamar ! Et puis ça fait du bien d’avoir de l’espace pour danser car c’est un luxe que l’on perd une fois devant.

Tellement content lorsque Joey Bada$$ arrive sur scène ! Allez, il joue ses quelques tubes de son dernier album et puis il revient aux classiques : Christ Conscious, Hardknock, Paper Trail$ et même son freestyle de Mask Off ! Le gars de Brooklyn est partout, le public est conquis et les lumières des buildings prennent le relais tandis que le soleil a disparu pour laisser place à l’humidité de la nuit. Il nous chauffe à blanc avant la dernière grosse affiche de la journée !

« I got, I got, I got, I got, loyalty, got royalty inside my DNA »

Et quand soudain dans la nuit noire apparait sur les écrans un générique de film de kung-fu à la sauce Compton tu sais que tu vas assister à quelque chose de grand. Kendrick Lamar n’est pas encore sur scène, mais le public lui est déjà acquis. Tout le monde s’est déplacé pour lui. Le Texas, l’Angleterre, l’Alaska, la Californie, le New Jersey, la France… on est tous là pour le Roi. Hystérie lorsque Kendrick met les pieds sur scène. On commence par DNA, on enchaîne sur LUST, puis King Kuta, Alright, Backstreet Freestyle, M.A.A.D City, Alright… Son show est le plus maitrisé de ceux que l’on a pu voir jusqu’à maintenant. L’association entre les visuels déployés sur les écrans, sa musique et sa présence sur scène est détonante. C’est une immense communion à laquelle on assiste. Il reste sur scène une heure et demie, plus que prévu. Feu d’artifice pour clôturer sur son dernier morceau. Il est temps de rentrer. Je marche sur un nuage, j’ai des étoiles plein les yeux et je crois que je viens d’assister à l’un des meilleurs concerts de ma vie. Rolling super Loud motherfucka !

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Antoine Roché

Enfant des années 90, guitariste et étudiant en production musicale, c’est à travers mes articles que je vais vous faire partager ma passion pour l’univers de la musique, rempli de notes et de sentiments. Si le blues, le rock et le hip-hop sont mes domaines de prédilections, je reste néanmoins à l’écoute des différentes tendances du moment.

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